La chasse
Plus qu’un mode de survie
Chez plusieurs nations autochtones, les territoires de chasse étaient divisés selon les clans ou selon les familles, et se passaient d’une génération à l’autre. Chaque groupe devait assurer sa propre survie, notamment lors des longs mois d’hiver, mais aussi d’assurer la survie de toutes les espèces vivantes se retrouvant sur son territoire. On se contentait de ce dont on avait besoin et la chasse excessive était évitée. Les Attikameks se limitaient même aux deux tiers de leur territoire de chasse, laissant l’autre partie se régénérer pour l’année suivante. Malheureusement, lors de la traite des fourrures, plusieurs Autochtones se sont mis à chasser uniquement pour les peaux, brisant un équilibre fragile, maintenu depuis des siècles. Ce fut un facteur non négligeable dans la sédentarisation de certaines nations nomades et semi-nomades.
L’animal tué est traité avec respect. Comme il s’est sacrifié pour assurer notre survie, on le remercie en n’en gaspillant pas la moindre partie. Le partage du fruit de la chasse avec les aînés est également une valeur importante dans la majorité des nations autochtones.
Les modes de cuisson
La viande de gibier était le plus souvent grillée sur le
feu ou bouillie. Cependant, par souci de conservation, on faisait
souvent fumer la viande. On la laissait également sécher, avant de la
broyer. La poudre ainsi obtenue, appelée pashteuiatsh par les
Innus, pouvait être conservée plusieurs semaines et constituait un bon
apport en protéines. Mélangée à du gras animal et à des petits fruits,
elle servait également à la confection du pemmican.
Le gibier
Bien sûr, le chevreuil, le caribou et l’orignal sont
présents dans l’alimentation de plusieurs nations autochtones. Mais
plusieurs autres animaux, comme le castor, l’ours, le porc-épic, le
renard, la grenouille ou l’écureuil étaient chassés.