Les fêtes et les occasions
Une grande spiritualité
Les diverses nations autochtones du pays accordent toutes dans leur culture une grande place à la dimension spirituelle. Les esprits et la Terre-Mère sont célébrés au cours de nombreuses cérémonies, variant d’une nation à l’autre. On souligne entre autres les mariages, les naissances, les décès, les guerres, les chasses, les saisons. Malheureusement, au début du siècle passé, la grande majorité de ces cérémonies ont été interdites par le gouvernement et plusieurs objets sacrés furent confisqués aux nations.
Heureusement, les diverses nations autochtones, même si leurs membres sont maintenant majoritairement de religion chrétienne, tentent aujourd’hui de faire revivre cet aspect important de leur culture. Que ce soit la danse du soleil, la cérémonie de premier pas, le calumet, le foin d’odeur ou la hutte de sudation, plusieurs cérémonies autochtones importantes reprennent tranquillement leur place chez les Premières Nations.
LES POW-WOW
Les pow-wos étaient autrefois des rassemblements
religieux ou servant à célébrer des exploits guerriers. Plusieurs
nations différentes s’y rencontraient, une occasion en or pour régler
les différends et former de nouvelles alliances. Aujourd’hui, le
pow-wow est ouvert à tous et se veut une grande célébration de la
richesse culturelle des Premières Nations.
LE MAKUSHAM
Chez les Innus, avant que les familles ne se séparent à
l’automne pour regagner leurs territoires de chasse respectifs, on
organisait un grand festin, où la viande d’un gros gibier, souvent du
caribou, cuisait lentement toute la journée. Cette grande fête, où l’on
mangeait pendant des heures, était aussi l’occasion de chanter et de
danser, alors qu’un ancien de la nation battait le rythme sur le
tambour traditionnel, le teuaikan. Une façon de se rapprocher et
de rendre hommage à la bête qui s’est offerte pour la survie de la
nation. Aujourd’hui, ce festin est souvent associé aux dates
importantes du calendrier moderne.